AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

La vérité finit toujours par faire surface.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Valentin Parvis
Valentin Parvis



Masculin
• Messages : 73
• Âge : 30
• Célébrité en avatar : Louis Prades
• Crédit(s) : (c) Orélyen (avatar) et Fox (gif)

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : Vous voulez dire une couverture de magazine ? J'ai posé une fois pour Têtu, ça compte ? (Je rigole. N'empêche, j'aimerais bien. Etre le fantasme de millier de gays pendant un mois. La classe).
• Nombre de Fashion Weeks : Héhé, la bonne blague ! Aucune, mais je fais toujours les soldes ! Ca compte ?
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyLun 18 Jan - 3:31



FIN JANVIER 2010. Accompagné de Lune, je sortais de l'amphithéâtre de droit civil pour sortir des locaux de l'université. Lune et moi nous nous étions rencontrés à Londres lorsque j'y étais deux ans. Depuis, nous nous étions retrouvés à Paris, pour mon plus grand bonheur. C'était l'un de mes meilleurs potes à Londres. Evidemment, il ne m'avait pas caché qu'il était maintenant mannequin à côté de ses études, comme je ne lui avais pas caché que j'étais maintenant stagiaire dans la même agence qui l'employait. J'avais de gros apriori sur le mannequinat, mais bon, il faisait ce qu'il voulait de sa vie.

Nous sortîmes de la faculté, et rapidement j'enroulais mon écharpe autour de mon cou pour me protéger du froid. Je portais un jean avec des boots en cuir marron. Au dessus de la ceinture, je portais un simple t-shirt blanc col en V, ainsi qu'un gilet noir à bouton. Le tout supplanté d'une veste en cuir noir. Pas vraiment adaptée à la saison puisqu'elle ne me réchauffait pas vraiment, mais... elle allait parfaitement avec ma moto. Oui, j'avais une moto noire. J'étais complètement amoureux de mon petit bébé. Lewis m'avait conseillé cette veste en cuir, il trouvait que ça allait bien avec le style "bad boy". Mon casque de modo au bras gauche, un sac en bandoulière dans lequel se trouvait mon pc sur une de mes épaules, je sortais tel un étudiant, souriant.

Lune, tu veux que je te ramène ? lui proposais-je. J'avais un second casque à l'arrière de ma moto et je savais qu'il n'était pas - comme tout le monde - vraiment fan du métro.
Evidemment, je ne me doutais pas que dans quelques minutes, une partie de ma petite vie allait partir en live, et que j'allais apprendre la vérité sur certaines choses... D'ailleurs, je n'étais pas même sûr de vouloir réellement savoir.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lune P. Agatha
Lune P. Agatha



Masculin
• Messages : 126
• Âge : 27
• Célébrité en avatar : Danny Schwarz
• Crédit(s) : Anat

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : 9
• Nombre de Fashion Weeks : 11
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyLun 18 Jan - 22:38

    Les cours, j’adorais ça, écouter un vieillard radotant les fondements de l’Habeas Corpus, rendant des devoirs qu’il avait corrigé en 3 minutes pour coucher avec une de ses élèves… Toute cette ambiance, qui me rendait bien plus libre que je ne l’avais jamais été à Londres retenu par la menace que mes parents effectuaient alors sur moi, m’enthousiasmait encore après 4 mois de pure ivresse de vivre. J’étais pourtant de ceux qui se lassent rapidement, préférant l’attrait de la nouveauté au charme de la poussiéreuse antiquité. A côté de moi, Valentin écoutait, prenant quelques notes, ce que j’oubliais régulièrement de faire, même si l’ordinateur branché sur la table était là pour me le rappeler. J’attendais la fin ce soir là. Parce que j’étais exténué… Mais pas seulement, plus les minutes passaient plus j’avais envie de respirer l’air frais, seulement l’air frais, pollué par la fumée d’une cigarette que j’aurais allumé avant d’avoir franchi les grandes portes de l’université.

    Une main me frictionna l’épaule, j’étais tellement perdu dans mon rêve fumant que j’avais raté la sonnerie. Enfin, rien d’inhabituel. Un bref coup d’œil à ma tenue, mon tee-shirt gris chiné qui s’accordait avec le gilet sans manche noir, m’assura d’une chose, j’étais présentable, le jean délavé me le confirma. Alors que je partais en direction du bas de l’amphithéâtre je fis volte-face, direction ma chaise, bousculant une vingtaine d’élèves sous le regard amusé de Valentin. J’attrapai mon caban noir, Burberry, qui m’avait coûté les yeux de la tête pour être poli, mais que je bénissais, et enfilé mon carré Hermès, noir, que m’avait offert un créateur après un défilé. Ou que j’avais gardé sur moi sans m’en rendre compte, je ne savais plus exactement. Dégainant zippo et cigarettes je tendis mon paquet en direction de Valentin, par pure politesse et le rangeait aussitôt. Dehors le froid était mordant, mais je n’en avais absolument rien à faire, j’avais ma cigarette et ma liberté.

      Lune » Je t’aurais dit oui avec grand plaisir y a deux minutes mais je vois que mon super coloc’ est venu m’attendre à la fac ! Attend je te le présente. HEY LUCJAN VIENS !


    Il était venu directement, un air un peu gêné au visage, mais ce n’était peut-être que le côté timide de sa personnalité qui ressurgissait… J’avais déjà attrapé mon sac bandouiller et l’avait ouvert, attrapant le magazine à la page exacte où siégeait notre publicité pour les jeans au sujet de l’amour entre hommes.

      Lune » T’as vu ça ? Ils ont pris la photo du baiser ! Je savais que c’était une bonne idée ! Moins bonne que celle de s’envoyer en l’air dans la cabine après. T’inquiète pas Valentin sait que je suis homo ! Euh… Les gars ? C’est quoi ces têtes d’enterrement ?


    J’avais gaffé ? Dis quelque chose qu’il ne fallait pas ? Putain, c’était tout moi ça, mettre les pieds dans le plat, ouvrir une bombonne de gaz et faire péter la maison avec. La bombe atomique ? A côté de moi elle faisait rire, j’étais l’arme de destruction massive des relations sociales. Et là, ça m’avait l’air bien parti pour être une soirée où je rentrerais en taxi me prendre une cuite avec Soren pour oublier mon incapacité chronique à ne pas faire de gaffes.
Revenir en haut Aller en bas
Lucjan W. Janowczyk
Lucjan W. Janowczyk

ADMIN ▬ Professional model.


Féminin
• Messages : 533
• Âge : 28
• Célébrité en avatar : Mikus Lasmanis
• Crédit(s) : Avatar / BEATNIK BEAST ♠ Gif / Rokku.

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : 6
• Nombre de Fashion Weeks : 16
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyLun 18 Jan - 23:50

Bien que je n'aie jamais été un grand adepte des surprises, j'avais décidé d'en faire une à Valentin, histoire qu'il voie que je m'investissais un minimum dans notre relation. En public, je détestais et refusais catégoriquement qu'on se montre, c'est pourquoi je tournais toujours la tête quand il s'approchait pour m'embrasser, et gardais systématiquement mes mains dans mes poches. Ce soir-là, j'avais décidé d'aller chercher Val' à la sortie de ses cours, et puis de l'emmener boire un coup, je pensais que ça pourrait être sympa. Mais il y a avait un rapprochement que j'aurais du faire et que je n'avais jamais fait, et je m'en rendis compte en voyant mon petit-ami accompagné d'un de mes colocataires descendre les marches de l'Université. Ce que j'avais pu être con, je le savais, en plus ! Valentin comme Lune étaient tous les deux en troisième année à la fac de Droit, c'était obligé qu'ils se connaissent ! Mais bien évidemment, moi je n'avais pas réagi. Mon petit-ami ne sembla même pas me voir. Je m'approchai des deux jeunes hommes, en espérant que Lune n'avait pas fait de boulette quant à mon métier de mannequin. Souriant, je les saluai d'un signe de la main, priant ma bonne étoile pour que mon colocataire ne monopolise pas la conversation en parlant de notre boulot. Mais c'était parler trop vite. A peine étais-je arrivé à leur hauteur après qu'il m'eut appelé qu'il ouvrait son sac et commençait à sortir un magazine. Mes yeux s'écarquillaient alors, faites que je ne pose pas dans ce magazine !

« T’as vu ça ? Ils ont pris la photo du baiser ! Je savais que c’était une bonne idée ! Moins bonne que celle de s’envoyer en l’air dans la cabine après. T’inquiète pas Valentin sait que je suis homo ! Euh… Les gars ? C’est quoi ces têtes d’enterrement ? »

Merde ! MERDE ! MERDE MERDE MERDE ! Là, j'allais devoir me dépêtrer pour que Valentin m'écoute et me croie, et me pardonne. En plus ça le faisait pas, je n'avais jamais eu un seul moment d'intimité avec mon petit-ami mais j'avais couché avec mon coloc'. Là je passais pour le connardde base, et en plus Lune venait de lâcher librement, devant d'autres étudiants qui sortaient de la fac qu'on s'était envoyés en l'air ensemble, et il venait de me mettre sous le nez (et sous celui de Val' aussi) la fameuse photo du baiser. Ahem. J'adorais Lune, c'était un gars génial, mais quand il faisait des boulettes pareilles, il me dépassait, je ne savais plus quoi dire.

« Ahem... Je... Euh, Val', je suis euh... Désolé ? Je... J'ai...  »

J'étais tellement paniqué que le français me venait encore moins instinctivement que d'habitude.

« Je n'ai pas dit à toi que je suis mannequin car euh... Tu pas les aimes !! Je... J'ai pas voulu ton regard qu'il change sur moi ! Je... Je suis désolé... Vraiment... »

Je n'osais même pas le regarder dans les yeux tellement j'étais mal à l'aise. Je devais être une fois de plus, rouge comme une tomate. J'étais foutrement habitué à cet érythème pudique, mais la sensation cuisante de mes joues qui prenaient une teinte écarlate m'exaspérait et me gênait encore plus. Comme si ça pouvait me sortir d'affaire, je trouvai alors bon d'ajouter :

« Lune euh... Val' est mon... Mon... boyfriend. »

Pour la première fois, je le dis à haute voix. J'avais du faire un gros effort pour moi pour le dire, et j'avoue que même si ça avait été dur, je m'attendais à voir des homophobes sortir de partout pour me casser la gueule, mais non. Il fallait que j'arrête d'être paranoïaque, et d'être con aussi. J'espérais également que cette dernière phrase avait pu faire comprendre à Lune dans quelle merde il m'avait foutue. C'était de ma faute, en plus, j'aurais du lui dire à Valentin que j'étais mannequin ! Mais le jour où il m'avait expliqué son aversion pour eux, je m'étais senti tellement mal à l'aise et j'avais tellement envie de continuer à passer du temps avec lui et plus si affinités que j'avais estimé bon de ne rien dire, pensant que si jamais il savait que j'étais un model, il me lâcherait et me rayerait de sa liste d'amis. Et ce n'était pas ce que j'avais voulu. Et maintenant, je devais faire face seul à cette situation « de crise », sortir mes meilleurs arguments dans une langue qui n'était pas la mienne et que je galérais à maîtriser.

Je levai rapidement les yeux, et je vis Valentin qui semblait bouillonner. Plongé dans un nouveau mutisme, j'attendai qu'il se décharge sur moi, et, comme d'habitude, mon manque de caractère ferait sûrement que je me tairai jusqu'à ce qu'il ait fini, et que je m'introvertisse encore un peu plus. En gros : c'était la merde.

_________________
    La vérité finit toujours par faire surface. Mikuslasmanis3
Revenir en haut Aller en bas
https://stumbleandfall.forumactif.com
Valentin Parvis
Valentin Parvis



Masculin
• Messages : 73
• Âge : 30
• Célébrité en avatar : Louis Prades
• Crédit(s) : (c) Orélyen (avatar) et Fox (gif)

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : Vous voulez dire une couverture de magazine ? J'ai posé une fois pour Têtu, ça compte ? (Je rigole. N'empêche, j'aimerais bien. Etre le fantasme de millier de gays pendant un mois. La classe).
• Nombre de Fashion Weeks : Héhé, la bonne blague ! Aucune, mais je fais toujours les soldes ! Ca compte ?
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyMar 19 Jan - 0:40



Lune avait le don pour m'amuser dans toutes les circonstances. Il assumait tout pleinement, de son homosexualité, jusqu'à ce métier pourtant si "ingrats" à mes yeux, de mannequin. Et en somme, c'était ce que j'appréciais chez lui. Il n'y avait pas vraiment de prise de tête avec Lune, il était ouvert d'esprit et ne jugeait pas les gens. Souvent, et de plus en plus, je me confiais à lui sur certains points pour avoir son avis sur la question. Mais jamais je ne lui avais dit le prénom de mon nouveau petit-ami. Je n'avais fait que dire "il" et "mon copain" mais ça s'arrêtait là. Peut être que j'aurais du, ça nous aurait évité beaucoup de problèmes et de complications de ce côté là. Il aurait fait le lien avec son colocataire, aurait comprit que je ne savais pas encore que Lucjan était lui aussi mannequin. Et puis évidemment, il aurait évité de mention cette histoire de partie de jambes en l'air qu'ils avaient eu ensemble après leurs séance photo. Mais voilà, les choses ne se passent jamais comme elles devraient se passer pour que tout aille dans le meilleur des mondes.

Je t’aurais dit oui avec grand plaisir y a deux minutes mais je vois que mon super coloc’ est venu m’attendre à la fac ! Attend je te le présente. HEY LUCJAN VIENS !
Je tournais la tête pour voir son colocataire arriver, et je ne pus m'étonner de voir que ce n'était autre que mon Lucjan. Son "coloc" ? Comment ça ? Du genre "on habite ensemble" ? Je me doutais bien que puisque Lucjan n'était pas français mais qu'il était justement à Paris, il ne devait plus vivre chez ses parents. Connaissant aussi le prix du mètre carré à Paris, je me doutais également qu'il devait avoir des colocataires. Mais je ne me doutais pas qu'il était justement en colocation avec un de mes amis.
Tout de suite, je ne fis pas le lien que colocataire avec Lune voulait dire qu'il était forcément, comme lui l'était, mannequin.

Je m'avançais vers Lucjan en même temps que le faisait Lune, tout en fronçant les sourcils. Arrivé à son niveau, je ne pris même pas la peine pour me pécher vers lui histoire de l'embrasser sur la joue, puisque de toute façon je me doutais bien qu'il ne voulait pas que je l'embrasse, ni même que je lui fasse la bise ou quoi que ce soit, vu qu'il avait peur du regard des autres. Et là je n'avais pas particulièrement envie de me montrer tendre avec lui.

T’as vu ça ? Ils ont pris la photo du baiser ! Je savais que c’était une bonne idée ! Moins bonne que celle de s’envoyer en l’air dans la cabine après. I BEG YOUR PARDON ?! Je me saisissais du magazine que Lune me tendait déjà pour que je vois le fruit de leur travail. Sur papier glacé, MON PETIT-AMI et un de mes potes en train de s'embrasser, à moitier à poil (bon okay en Jean's mais je n'étais pas en état de me montrer raisonnable dans mes propos). Ce qui me foutu encore plus la rage sur le moment, c'est qu'intérieurement, je ne pus m'empêcher de constater que putain, la photo était super belle, et que mon petit-ami avait vraiment du talent pour ce taff.

Euh… Les gars ? C’est quoi ces têtes d’enterrement ? Il voulait sincèrement que je lui ballance mon poing dans sa petite gueule parfaite ?
Ahem... Je... Euh, Val', je suis euh... Désolé ? Je... J'ai... Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de la photo. Lucjan était mannequin. Lucjan faisait le métier que je détestais le plus au monde, celui que je haussais par excellence. Cela faisait des semaines que j'essayais de convaincre Lewis - de le sauver, du moins c'était ainsi que je voyais les choses dans mon esprit - de cette voie de carrière et c'était justement ce que Lucjan faisait. Lune euh... Val' est mon... Mon... boyfriend.
Je levais finalement la tête du magazine, puis le rendre à Lune (plutôt en le saisissant et en le planquant sur le torse de mon pote dans un geste un peu trop brusque et limite violent. Donc tu vois Lune, même pas besoin de me présenter. Lucjan et moi, on a déjà eu le plaisir de se rencontrer, dis-je d'un ton très froid. Il pouvait aller se faire foutre. J'avais presque envie de dire à Lucjan "tu veux dire "ex-boyfriend", i'm done" mais je me retins encore un peu. Essayer de comprendre la situation avant d'exploser.

Let's talk in English okay ? I wanna give you a chance to fix this fucking situation ! dis-je en m'adressant à Lucjan (Parlons en anglais d'accord ? Je veux te donner une chance de régler cette putain de situation). Après tout, je savais qu'il ne maitrisait pas vraiment le français, et s'il voulait avoir une chance de corriger ces putains d'erreur, il valait mieux qu'il ait toutes les chances de son côté.
Lune, let me introduce to you Lucjan, my new boyfriend. You know, he's the guy whose i cant't stop speaking about for two weeks, telling you how much he's amazing, and how much i like him, and how much he's not like the others dudes with who i dated. (Lune, laisse moi te présenter Lucjan, mon nouveau petit ami, tu sais, le mec dont je n'arrête pas de te parler depuis des semaines, en te disant à quel point il est incroyable, à quel point je suis à fond sur lui, et à quel point il n'est pas comme tous les autres types avec qui je suis sorti...).
Je ne faisais pas attention à toutes les personnes qui étaient autour de nous, et qui devait essayer de comprendre la situation. Surtout que, tous le monde dans l'université (enfin du moins une bonne partie) savait que Lune était un mannequin et que moi je ne l'étais pas. Quant à Lucjan, il avait tellement de style, il dégageait tellement quelque chose, que tout le monde devait avoir comprit qu'il en était lui aussi un. En fait, tout d'un coup, je me sentais si dérisoire, si insignifiant. Comme une sous catégorie par rapport à eux, comme si je ne faisais pas parti du même monde.
Je me tournais vers Lucjan : Well, correction : you are like the others, a fucking basterd. (Enfin, correction : tu es bien comme les autres, un putain de connard). Je me passais ma main dans les cheveux, et je me pus me retenir de haussait le volume de ma voix, jusqu'à me mettre presque à hurler : seriously, you had sex together ? AND YOU'RE A MODEL ?! (Sérieusement, vous avez couché ensemble ?! ET TU ES MANNEQUIN ?!) Et voilà, j'étais hors de moi. Moi qui mettais un point d'honneur à avoir le contrôle de toutes les situations, je ne maitrisais plus rien. J'étais terriblement blessé dans mon amour propre, et je me sentais perdu.

Revenir en haut Aller en bas
Lune P. Agatha
Lune P. Agatha



Masculin
• Messages : 126
• Âge : 27
• Célébrité en avatar : Danny Schwarz
• Crédit(s) : Anat

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : 9
• Nombre de Fashion Weeks : 11
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyMar 19 Jan - 19:01

    Ok… C’était définitif il fallait que je m’achète une camisole buccale, ou un baballe à mâchouiller. Quelque chose pour éviter que mon débit de parole ne nuisent encore à d’autres personnes. Là ça devenait insupportable. Non, il fallait pas que je me fasse de bile, ils étaient seulement gênés par la situation, Lucjan parce que j’avais montré une photo de nous à moitié à poil alors qu’il n’était pas très fier de son homosexualité et Valentin… Pourquoi était-il aussi crispé ? Je ne le connaissais pourtant pas comme une personne timide, il avait même été très avenant avec moi à notre première rencontre, m’ouvrant même la porte de chez lui alors que j’étais un parfait inconnu rencontré quelques heures plus tôt dans une fête. Bon, je devais me détendre si je ne voulais pas frôler la syncope avant d’avoir compris ce qu’il se passait.

    Doute te voilà ! Non mais, est-ce que quelqu’un daignerait m’expliquer pourquoi Lucjan s’excusait face à un inconnu ? Qu’il appelait par un surnom, sorte de diminutif tout à fait banalisé ? Bon… Je pouvais mettre ça sur le fait que j’avais parlé vite en les présentant et que mon accent anglais avait un peu écorché le prénom du jeune français, d’où la conclusion suivante, Lucjan n’avait compris que la première syllabe et s’en tenait là par pure politesse pour ne pas écorcher son prénom ! Je me serais bien pâmé d’admiration pour le côté gentleman qui ne veut pas froisser le jeune homme qu’il rencontre, mais… C’était quand même un peu bizarre non ? Pourquoi il s’excusait ?

    Tiens… Je viens de marcher sur une mine. Première constatation, ils se connaissaient avant que je ne les présente. Mauvais signe, très mais alors vraiment très mauvais, qui voulait dire que ma bourde n’était plus fictive du tout. Je savais que Valentin avait une certaine appréhension face au monde du mannequinat, de là à dire qu’il détestait tous les mannequins… Bon il en connaissait que deux, Lewis qui était tout de même son meilleur ami et moi, qu’il avait hébergé et dont il avait soigné la gueule de bois avant que nous ne fassions vraiment connaissance. Peut-être que c’était l’image que j’avais montré de la communauté qui lui avait inspiré cette horreur ? ATTENDEZ STOP ! Avais-je correctement ouï le mot « boyfriend » ? La palme d’or du boulet de l’année ne pouvait plus m’échapper maintenant… Et au moment où je pensais avoir mis en lumière tous les secrets de Lucjan, je me rendis compte que je n’avais pas omis le fait que nous avions couché ensemble… Etaient-ils déjà ensemble à ce moment là ? Non, non c’était pas possible, Valentin ne m’en avait parlé en tant que copain qu’à la rentrée des vacances de Noël, et Lucjan était pas du genre à coucher alors qu’il était en couple. Enfin j’espérais. A toute ce malentendu, ça ne pouvait-être que ça, venait s’ajouter la froideur de Valentin qui semblait vouloir faire payer Lucjan tout en gardant son calme…

      Lune » Putain de merde ! Lucjan… Je suis confused… Je n’aurais pas dû dire ça devant someone else que nous. Aussi, je trouvais ça vraiment strange que tu m’attendes devant la fac. J’ai été un idiot. Et, Valentin je te promets que ça n’a été qu’une fois et en plus c’est de ma faute, c’est moi qui me suis sauté de dessus lui. I mean, qui me suis jeté sur lui… Je crois.


    Un peu de calme Lune ! Respire un coup. Ne pas perdre mes moyens au moment critique, certes ils comprenaient probablement l’anglais tous les deux, mais je devais parler français, j’étais en France après tout ! Et l’intrusion de l’anglais, même par bride dans ma conversation ne facilitait pas les choses. Les mots venaient tellement plus aisément dans ma langue natale que cela aurait été plus simple de tout expliquer de la sorte mais, je devais progresser. Lucjan venait de prendre une gifle psychologique après que Valentin ait parlé et même moi j’étais capable de ressentir les picotements sur ma joue tellement les mots avaient été violents. L’insulter n’était pas la solution, Valentin le savait et je l’avais connu plus modéré. Evidemment à cet instant je ne tenais pas compte du fait que j’aurais déballé tout un flot d’insultes à l’encontre de mon petit-ami si j’avais appris tout ça à son sujet de la bouche d’un autre, fût-il un ami à moi.

      Lune » Il n’est pas un « fucking bastard » ! And you know it !


    Shit !

      Lune » Je me demande si en te disant « non je blaguai » ça résoudrait les choses… Mais, je crois que tu ne me croirais pas si je démentais maintenant… Bon. Tu veux la vérité ? Le shooting était… courant décembre, on a passé 5h devant un photographe extrêmement pénible et… à la fin je l’ai embrassé pour m’amuser et parce qu’il était libre. Et c’est ta faute hein Lucjan si tu me parlais de tes relations un peu plus, avant que je ne sois bourré et que j’oublis… ça a fini as tu sais, mais ça ne signifiait rien. RIEN DU TOUT!!!


    Je repris mon souffle, j’aurais peut-être dû m’arrêter là mais il fallait que je continue, qu’il comprenne que Lucjan n’avait rien à se reprocher, enfin selon mon point de vue totalement subjectif et qui ne demandait qu’à s’exprimer.

      Lune » Tu m’as pas dit que vous commenciez sortir ensemble le 31 ? Bah tu vois c’était bien avant ! Il doit y avoir la date sur la photo, tu verras c’était… Ah bah quand même ! 25, ça fait une week d’écart. Il y a prescription Valentin non ?


    L’avocat du diable… C’était moi et j’en avais conscience en plus. Je tirai une taffe sur ma cigarette consumée aux deux tiers et la jetai pour en reprendre une. Je devais, absolument, me donner une consistance. Parce que cette histoire de tromperie, mensonge et de silence me donnait le tournis. Dieu que les relations humaines étaient compliquées !



[les mots en italique sont des mots qu'il prononce en anglais malgré l'orthographe française ou proche du français histoire de pas vous perdre xD]
Revenir en haut Aller en bas
Lucjan W. Janowczyk
Lucjan W. Janowczyk

ADMIN ▬ Professional model.


Féminin
• Messages : 533
• Âge : 28
• Célébrité en avatar : Mikus Lasmanis
• Crédit(s) : Avatar / BEATNIK BEAST ♠ Gif / Rokku.

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : 6
• Nombre de Fashion Weeks : 16
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyMer 20 Jan - 1:51

Je pouvais remercier le ciel pour m'avoir mis en colocation avec un type aussi cool que Lune. Il avait fait une sérieuse boulette, et il venait de s'en rendre compte, alors il essayait de recoller les morceaux en me défendant ; il devait pertinemment savoir que j'étais bien trop gêné et réservé pour essayer de faire comprendre à Valentin le pourquoi du comment de mes mensonges. Enfin, « mensonges... »... Omissions, plutôt. Je ne savais pas ce qui gênait le plus mon petit-ami... Etait-ce le fait que je sois un mannequin et qu'il ne le savait pas, alors qu'il détestait ce travail ? Ou le fait que j'aie couché avec Lune comme ça, sans sentiments, après un shooting et que je n'aie toujours pas couché avec lui ? Etait-ce de la jalousie ? Je n'en avais aucune idée, et je me doutais que ce n'était pas une bonne idée de lui demander ; et de toutes façons, je n'avais pas les couilles pour lui en foutre plein dans la gueule, et j'étais le seul en tord. Les mots de Valentin me parurent comme des couteaux plantés en plein coeur, il me vexait. Il avait parlé de moi à Lune, sans dire mon prénom, en disant que j'étais un type bien et tout... Et je sentais qu'il regrettait ses mots, puisqu'il venait de me cracher au visage que je n'étais qu'un de ces putains de connards, comme tous les autres avec qui il était sorti. Mais ce n'était pas le cas. Ou peut-être que si. Je ne savais pas ce que j'étais, je ne savais pas comment les autres m'appréhendaient. Tout ce que je savais, c'était que je n'avais aucun caractère, et pas beaucoup plus de personnalité.

« Je me demande si en te disant « non je blaguai » ça résoudrait les choses… Mais, je crois que tu ne me croirais pas si je démentais maintenant… Bon. Tu veux la vérité ? Le shooting était… courant décembre, on a passé 5h devant un photographe extrêmement pénible et… à la fin je l’ai embrassé pour m’amuser et parce qu’il était libre. Et c’est ta faute hein Lucjan si tu me parlais de tes relations un peu plus, avant que je ne sois bourré et que j’oublis… ça a fini as tu sais, mais ça ne signifiait rien. RIEN DU TOUT!!! »

Alors qu'il recommençait à parler, je hochai la tête : il disait vrai. Et là, bam, il me remettait la faute sur le dos, et je prenais une teinte flash.

« Lune... You... You know, I don't really come to terms with my... You know... Ho... Homosexuality... I can't tell you when I'm with someone or when I'm not... I hate talking about my love life... » avais-je dit, tout doucement, en chuchotant le mot qui me gênait le plus. (Lune.. Tu... Tu sais, j'assume pas vraiment mon... Tu sais... Ho... Homosexualité... Je peux pas te dire quand je suis avec quelqu'un ou non... Je déteste parler de ma vie sentimentale...)

« Seriously, you had sex together ? AND YOU'RE A MODEL ?! »

« Tu m’as pas dit que vous commenciez sortir ensemble le 31 ? Bah tu vois c’était bien avant ! Il doit y avoir la date sur la photo, tu verras c’était… Ah bah quand même ! 25, ça fait une week d’écart. Il y a prescription Valentin non ? »

J'ai cru que Valentin allait me tuer. Il avait haussé le ton, hurlait presque. Et pour une fois, ce n'était pas ce qu'il disait qui me gênait le plus. C'était cette façon qu'il avait de crier, c'était encore plus violent que s'il m'avait planté son poing dans la figure. J'eus à peine le temps d'acquiescer que Lune recommençait à me défendre.

« I know it doesn't excuse for anything, Valentin... I am a model, yes... Definitively... And I apologize for not having told you. And yes, we... We had sex together. Once. » (Je sais que ça n'excuse rien, Valentin... Je suis mannequin, oui... Définitivement... Et je m'excuse de ne pas te l'avoir dit. Et oui, nous... Nous avons couché ensemble. Une fois).

Essayant de lever les yeux vers Valentin, craignant son regard froid, distant et mauvais, j'ajoutai :

« But it doesn't really matter, does it ? » (Mais ça n'a pas vraiment d'importance, n'est-ce pas ?)

L'odeur de la cigarette de Lune parvint enfin à mes narines, et me fit envie. Je sortis mon paquet de ma poche de jean, en extirpai une clope et l'allumai. J'avais l'impression qu'à chaque taffe que je tirais comme un toxico mon érythème se calmait, qu'en gros, mon visage reprenait des couleurs plus humaines, plus normale. Mais elles n'effaçaient en rien ma gêne et mon dégoût envers moi-même. J'avais été un vrai con, et j'étais probablement un vrai connard, comme l'avait si bien dit Valentin. Me tournant vers lui, tête baissée, je repris :

« Val'... Si... Si tu voudras plus de moi, je comprends... »

Je m'étais remis en français. J'estimais que parler la langue du pays constituait un réel effort. Non pas pour récupérer Valentin ou quoi, mais utiliser la langue de Rabelais dans certaines de mes paroles était pour moi comme une preuve que j'étais prêt à faire un effort pour mon petit-ami. Je veux dire, depuis que Lune et lui étaient sortis de cours et que je les avais rejoints, j'avais dit bon nombre de choses que je n'aurais jamais osé dire en public, ni même en privé. Par exemple, depuis que nous avions couché ensemble, avec mon coloc', jamais je n'avais remis le sujet sur le tapis, ni avec lui, ni avec quiconque. Pourquoi ? D'une parce que je n'assumais pas, et que j'y pensais déjà suffisamment. Je me rappelais trop souvent son corps contre le mien, ses muscles roulant sous mes doigts, et ça me mettait mal à l'aise. Surtout que depuis, Lune n'avait pas du tout changé d'attitude avec moi, alors que je n'osais même plus sortir torse nu de la salle de bains, voire me balader en caleçon, et mon regard sur lui s'était également modifié. Pourtant, je n'étais pas amoureux de lui et ne souhaitais pas une relation avec lui, non, pas du tout, mais mon habituelle gêne était juste ressortie. Et une fois de plus, elle me pourrissait la vie.

_________________
    La vérité finit toujours par faire surface. Mikuslasmanis3
Revenir en haut Aller en bas
https://stumbleandfall.forumactif.com
Valentin Parvis
Valentin Parvis



Masculin
• Messages : 73
• Âge : 30
• Célébrité en avatar : Louis Prades
• Crédit(s) : (c) Orélyen (avatar) et Fox (gif)

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : Vous voulez dire une couverture de magazine ? J'ai posé une fois pour Têtu, ça compte ? (Je rigole. N'empêche, j'aimerais bien. Etre le fantasme de millier de gays pendant un mois. La classe).
• Nombre de Fashion Weeks : Héhé, la bonne blague ! Aucune, mais je fais toujours les soldes ! Ca compte ?
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyJeu 21 Jan - 13:09



Cette conversation ne rimait à rien. Lune s'obstinait à parler en français avec son accent britannique tout en incluant des mots justement anglais dans ses paroles, Lucjan ne parlait justement pas et lorsqu'il le faisait, c'était pour alterner l'anglais et des tentatives (pitoyables) en français. Quant à moi, je semblais mettre un point d'honneur à parler en anglais, comme pour être certain que Lucjan comprenait parfaitement le sens de mes paroles. Vue de l'extérieur, les autres étudiants qui se trouvaient encore devant la faculté Panthéon-Sorbonne devaient trouver ce spectacle assez étonnant et même déroutant. Ajouté à cela nos gestes incessants, et moi qui essayaient de me retenir de défigurer l'outil de travail de mes deux interlocuteurs - leurs jolis frimousses -, la conversation devait être inoubliable.

Putain de merde ! Lucjan… Je suis confused… Je n’aurais pas dû dire ça devant someone else que nous. Aussi, je trouvais ça vraiment strange que tu m’attendes devant la fac. J’ai été un idiot. Et, Valentin je te promets que ça n’a été qu’une fois et en plus c’est de ma faute, c’est moi qui me suis sauté de dessus lui. I mean, qui me suis jeté sur lui… Je crois. Est-ce que c'était franchement une tentative pour me convaincre de garder mon calme ? Parce que c'était pire après chaque intervention de Lune. Je soupirais, passais négligemment la main dans ses cheveux courts. ça a fini as tu sais, mais ça ne signifiait rien. RIEN DU TOUT!!!
- I wouldn't be surprised if you tell me that the day after, we saw each other, Lucjan, like we did so many time in november and december. I've been so a shuch as jerk to think that you really like me. (Et je ne serais pas surpris si tu me disais que le lendemain, nous nous sommes vus tous les deux, Lucjan, comme nous le faisions tellement souvent en novembre et en décembre. J'ai été vraiment con de penser que tu m'aimais bien...)

Ah bah quand même ! 25, ça fait une week d’écart. Il y a prescription Valentin non ?
- Est-ce que tu peux juste te la fermer ?
lui demandais-je doucement, excédé. Une semaine d'écart, mais c'est merveilleux.

Lune... You... You know, I don't really come to terms with my... You know... Ho... Homosexuality... I can't tell you when I'm with someone or when I'm not... I hate talking about my love life... Je tournais les yeux vers Lucjan, puis lui balançais un petit pic au passage : Or maybe that you're just ashamed to be with me? (Ou peut-être que tu as juste honte d'être avec moi ?) Je fronçais les sourcils, je savais que ce n'était évidemment pas le cas mais j'étais énervé et blessé dans mon amour propre.

I know it doesn't excuse for anything, Valentin... I am a model, yes... Definitively... And I apologize for not having told you. And yes, we... We had sex together. Once. Je lui fis gratifiant qu'il lève ses (beaux) yeux pour me regarder en face. Je voyais bien qu'il regrettait, mais franchement, dans l'état actuel des choses, je m'en foutais bien de ses regrets. Val'... Si... Si tu voudras plus de moi, je comprends... Du français. Tout de suite ces dernières paroles prenaient un tout autre sens, et je lui en étais presque reconnaissant de les avoir prononcé ainsi. Il me montrait que j'avais de l'importance à ses yeux, mais je voulais qu'il se "batte" pour moi, pour se faire pardonner. Mais est-ce que c'était vraiment utile ?
Un blanc dans la conversation s'installa après les paroles de Lucjan. Je le regardais, puis finalement, soupirant, je décidais qu'il était temps pour moi de me casser d'ici. Je vais rentrer chez moi, j'ai des contrats à étudier pour votre Agence... Je commençais à intégrer la notion que nous travaillions tous les trois au même endroit. Lune, je te vois demain. Et... Lucjan, je t'appelle dans la soirée. Au revoir. Un dernier coup d'oeil vers mon encore-actuel-petit-ami-mais-pour-combien-de-temps? avant de me diriger vers ma moto garée dans un coin, mettre mon casque de moto sur la tête, puis démarrer aussi vite que je pus afin de mettre le maximum de distance entre eux et moi. J'avais besoin de réfléchir à tout ça.

Revenir en haut Aller en bas
Lune P. Agatha
Lune P. Agatha



Masculin
• Messages : 126
• Âge : 27
• Célébrité en avatar : Danny Schwarz
• Crédit(s) : Anat

STUMBLE AND FALL
• Nombre de Covers : 9
• Nombre de Fashion Weeks : 11
• Relationships :

La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. EmptyMar 2 Fév - 21:18

    Valentin parti, ma honte tripla. J’étais vraiment l’ami qu’il ne fallait pas avoir. Créer des emmerdes ? Oui je savais faire, le pire, c’est que je n’y arrivais que mieux quand c’était involontaire. Bon dans l’état actuel des choses je me devais absolument de réparer. Mais comment ? Je n’avais pas encore le superpouvoir d’effacer la mémoire de Valentin, ni celui -encore plus avantageux- de remonter le temps et de changer le cour des événements. Je portais la main à mon coup, mon collier en or blanc avec le pendentif noir que mon père m’avait offert pour mon vingtième anniversaire n’était pas devenu un retourneur-de-temps comme dans Harry Potter. Tant pis.

    Lucjan avait un air défait sur le visage, il ne semblait même pas en colère, ce que je devais lui reconnaître c’était qu’il avait une force de contrôle de lui que je n’aurais probablement pas eu à sa place. Je m’en serais voulu énormément, je me serais même frappé à plusieurs reprises. Mais il n’était pas moi et heureusement. Je me demandai pourquoi il ne lui avait pas dit, pas pour notre coup d’un soir, d’une après-midi, ça c’était entièrement ma faute si Valentin l’avait appris. Bien qu’il ait participé sur le moment à la réalisation de notre coucherie. Mais quand même, lui cacher qu’il était mannequin, c’était stupide et quel mensonge avait-il inventé à la place ? Si j’avais été dans la peau de Valentin je savais que je me se serais senti trahi aussi. Mais j’avais beaucoup d’affection pour Lucjan et je n’arrivai qu’à compatir.

      Lune » Lucjan, je, je suis désolé ! Tu sais comment je suis, je pense à rien ! Et puis, aussi ! Quelle idée de montrer nos photos en public ! Je suis vraiment con… confus aussi ! J’espère que ça s’arrangera et que tu m’en veux pas trop… Putain je t’offre une cuite à la maison ? C’est Soren qui régale.


    Je n’avais trouvé que ça, rien ne m’était venu plus vite et en même temps, quoi de plus remonte-moral qu’une bonne cuite entre amis. Même si en ce moment je n’étais plus très sûr de mériter ce titre. Mais comment aurais-je su ? Il ne me parlait que peu de sa vie privée et n’avait jamais mentionné Valentin et encore moins une quelconque hantise devant le fait d’admettre être un mannequin. Un beau mannequin qui plus est. Moi qui avais été beaucoup plus franc avec Valentin il ne m’avait jamais semblé me juger. Ou alors il me l’avait toujours caché.

    Je passai mon bras autour des épaules de Lucjan et lui souriait.

      Lune » Allez, ça s’arrangera, maintenant FIESTA!


    Je tirai une latte sur ma cigarette avant de la lui proposer. La lui fourrer entre les doigts étaient plus exact. C'était un cadeau, signe de début de soirée !
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




La vérité finit toujours par faire surface. Vide
MessageSujet: Re: La vérité finit toujours par faire surface. La vérité finit toujours par faire surface. Empty

Revenir en haut Aller en bas

La vérité finit toujours par faire surface.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Stumble And Fall :: Paris festif, Paris ensommeillé... Selon les heures :: Le quartier latin :: La Sorbonne-